Ce qui caractérise l'organisme humain, c'est le mouvement. Ce qui caractérise l'état de santé, c'est l'équilibre. L'ostéopathie vise à rétablir les équilibres perturbés sur tous les plans fonctionnels du corps humain.
L'ostéopathie restaure les mobilités nécessaires à la vie de l'homme en bonne santé. Elle traite les composantes mécaniques de la maladie. C'est à la fois un art, une science, une technique. L'ostéopathe n'utilise qu'un seul "outil" : ses mains, et ne prescrit aucun remède chimique.

L'ostéopathie n'est pas une science nouvelle. Elle fût structurée au XIXème siècle aux États-Unis, par Andrew Taylor Still, qui fut l'un des premiers à comprendre les rapports existants entre la notion de santé et l'équilibre fonctionnel de l'ensemble des structures du corps humain.
Formés à l'école américaine, les ostéopathes anglais ont, à leur tour, transmis leurs connaissances à l'Europe.
A la fois art, science et technique.
Un art, parce que l'ostéopathie est exercée par des hommes de talents et de conviction, qui s'appuient sur un concept philosophique forgé par une connaissance approfondie de l'anatomie. Leur pratique manuelle comportant des tests d'une grande finesse construit leur expérience et développe leur intuition pour percevoir déséquilibres et tensions, qu'ils libèrent grâce à leur toucher.
Cette pratique du toucher, précis, minutieux, exact, est le fondement de l'ostéopathie.
Principes, méthode, champs d'application
Comme le corps humain, l'ostéopathe s'adapte constamment à chacun
L'intervention de l'ostéopathe est toujours parfaitement dosée : c'est la recherche du geste minimum indispensable et bienfaisant.
L'ostéopathie est une science. Elle se réfère à l'anatomie, à la physiologie dans le sens le plus large. Elle repose sur des compétences spécifiques, une connaissance approfondie du fonctionnement du corps humain, des interactions entre chacun de ses systèmes/
L'ostéopathie est une technique. C'est une thérapie uniquement manuelle, différente de la médecine classique sur ce point. Elle a été pratiquée de façon intuitive par l'homme depuis des siècles..., depuiis la Haute Égypte, depuis Hippocrate de Cos en Grèce, Claude Gallien à Rome, Avicenne en Iran, en l'an 1000.
Ses principes, ses méthodes et ses champs d'application sont désormais établis et reconnus.
Les principes
Sur le plan physique :
- L'homme tend, essentiellement, à tout âge et à tout moment de son existence, à conserver ou rétablir l'horizontalité de son regard, c'est à dire le fondement de son équilibre d'homme debout, par rapport au sol.
- Toutes les structures du corps humain : tissus vivants, organes, articulations, muscles... sont interdépendants. Derrière un symptôme apparent, localisé, peut se cacher une cause ancienne ou récente et un dysfonctionnement à distance de la région douloureuse. Personne ne s'étonne de s'enrhumer après avoir eu froid aux pieds. Pourquoi serait-il plus étonnant qu'un ostéopathe explique vos douleurs de la nuque par une anomalie de mobilité du pied?
- Le corps de l'homme, formidable ensemble de flux, d'énergies, de forces, de mécanismes et de structures différentes a en lui toutes les ressources pour se rééquilibrer, et recouvrer la santé, pour peu que l'on détecte la cause des troubles et des souffrances et qu'il soit aidé de l'extérieur par "le geste minimum et indispensable".
Sur le plan nerveux, fonctionnel, psychologique...
- Agressions physiques et psychologiques, traitement non adaptés, stress.... autant de chocs, de micro-traumatismes, de traumatismes qui atteignent l'équilibre de l'homme à tous les stades de sa vie, qui retardent sa guérison, perturbent sa santé, entraînant souffrances morales et physiques. Ces locutions familière ne sont pas innocents : "en avoir plein le dos, avoir le cœur serré, l'estomac retourné..."
Un bilan, une méthode spécifique
Les personnes qui viennent à l'ostéopathie le font le plus souvent à la suite de traitements, non suivis d'effet, sur les conseils de membres du corps médical ou para-médical.
L'ostéopathe va donc pratiquer un bilan spécifique complet en interrogeant son patient sur son histoire, son mode de vie, ses traumatismes de toute nature. Il s'informera des examens biologiques ou radiologiques déjà pratiqués afin de ne laisser subsister aucun risque à caractère médical. En cas de doute, l'ostéopathe a le devoir d'orienter le patient vers un complément d'informations. Les renseignements acquis par ce premier temps de l'examen seront complétés par une exploration manuelle précise et approfondie, il détectera le point "primaire" origine des tensions et des blocages qui restreignent la mobilité du consultant.
Tel un horloger minutieux, il considérera l'un après l'autre la mobilité de ces rouages complexes qui contribuent à la santé ou permettent la maladie. Son but sera de les mettre en harmonie, et restaurer leur bon fonctionnement les uns par rapport aux autres, "réglage après réglage".
Tel un professionnel attentif à ne pas forcer un mécanisme, un boulon grippé, il écoutera, progressera pas à pas, cherchera à obtenir de l'organisme humain "une réponse" à ses interventions manuelles. Il saura, dans certains cas, attendre.
De nombreux champs d'application
Ce que la médecine allopathique apporte, à l'aide de substances chimiques, pour calmer, freiner, ou stimuler les systèmes de fonctionnement humain, l'ostéopathe tend à l'obtenir par ses interventions manuelles :
- sur toutes les structures articulaires : pied, cheville, genou, hanche, coude, épaule, maxillaire, crane, colonne vertébrale...
- sur tous les tissus vivants, sanguins, pulmonaires, nerveux, osseux, conjonctifs...
- sur outs les organes palpables : foie, vessie, intestins...
L'ostéopathe est consulté pour des malaises, des douleurs plus ou moins localisées, sur les trajets nerveux; sur les tissus articulaires et périarticulaires.
il traite des dysfonctionnements et ne se propose pas de traiter par exemple le tétanos, le cancer, la tuberculose...
